Rupture conventionnelle

Avocat en rupture conventionnelle à Mauguio et Montpellier

La rupture conventionnelle repose sur un accord entre le salarié et l'employeur — elle n'a rien d'automatique ni d'anodin. Avant de signer, faites vérifier les conditions de votre départ.

Qu'est-ce qu'une rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle permet à l'employeur et au salarié de convenir ensemble des conditions de la fin du contrat de travail. Elle suppose un consentement libre des deux parties, formalisé lors d'un ou plusieurs entretiens, puis dans une convention écrite. Chacune des parties peut se rétracter dans les quinze jours calendaires qui suivent la signature de la convention par les deux parties. Ce n'est qu'à l'issue de ce délai que la convention est transmise à l'administration, qui dispose de quinze jours ouvrables à compter de la réception de la demande pour l'homologuer ; à défaut de notification dans ce délai, l'homologation est réputée acquise (articles L. 1237-13 et L. 1237-14 du Code du travail).

Ce qu'il faut vérifier avant de signer

  • Le montant de l'indemnité proposée, qui ne peut être inférieur à un plancher légal et conventionnel ;
  • La date de fin de contrat retenue et son articulation avec vos droits (solde de congés payés notamment) — la rupture conventionnelle n'emporte pas de préavis ;
  • Les conditions dans lesquelles la proposition vous a été présentée — un consentement obtenu sous pression ou dans un contexte de harcèlement peut être fragilisé ;
  • Le respect du formalisme : entretien(s), délai de rétractation de quinze jours calendaires, homologation par l'administration (quinze jours ouvrables à compter de la réception de la demande).

Le rôle de l'avocat dans une rupture conventionnelle

Mon intervention peut porter sur la relecture de la convention avant signature, la négociation du montant de l'indemnité, ou l'analyse a posteriori d'une rupture déjà signée si vous avez un doute sur la régularité de la procédure ou la liberté de votre consentement. Une rupture conventionnelle homologuée peut, dans certains cas, être contestée devant le Conseil de prud'hommes, en principe dans les douze mois à compter de la date d'homologation (article L. 1237-14 du Code du travail).

Pour les salariés de Mauguio, de Pérols ou de Saint-Aunès, cette relecture peut se faire lors d'un rendez-vous au cabinet, idéalement avant le premier entretien avec l'employeur, et en tout état de cause avant la signature.

Questions fréquentes

Puis-je refuser une rupture conventionnelle ?

Oui. La rupture conventionnelle repose sur un accord mutuel : ni l'employeur ni le salarié ne peuvent y être contraints. Un consentement obtenu sous pression peut, le cas échéant, être remis en cause.

Ai-je droit aux allocations chômage après une rupture conventionnelle ?

En principe oui, la rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi dans les mêmes conditions qu'une autre rupture assimilée à un licenciement, sous réserve de remplir les conditions générales d'ouverture des droits auprès de France Travail.

Quel est le délai de rétractation ?

Chacune des parties dispose de quinze jours calendaires, à compter de la signature de la convention par les deux parties, pour se rétracter par lettre adressée à l'autre partie par tout moyen attestant de sa date de réception (article L. 1237-13 du Code du travail). La convention n'est transmise à l'administration pour homologation qu'à l'issue de ce délai. Le décompte exact mérite d'être vérifié avant toute signature.

À lire aussi — Rupture conventionnelle : quels sont les droits du salarié ?

Cette page présente un cadre général et ne constitue pas une consultation juridique personnalisée. Chaque situation mérite d'être examinée individuellement — n'hésitez pas à en parler lors d'un premier rendez-vous.

Une rupture conventionnelle vous a été proposée ?

Avant de signer, faites vérifier les conditions de votre départ — cela ne prend qu'un rendez-vous.